mercredi 21 mars
Ce livre fût d'abord un objet épais,
puis quelques lettres sur la couverture,
l'oeil qui sursaute, à l'évocation du titre,
l'empressement des premières pages,
la rencontre avec lui,
les premières pensées échangées avec lui,
la découverte de sa raison de vivre, sa non culpabilité, sa conscience du travail bien fait,
et de son cheminement dans l'horeur environnante,
alternativement de la perplexité, dégout, incrédulité, remontée à la réalité "historique" et plongée dans ses sombres pensées
Puis tout s'accélère, tristesse de fermer le livre pourle dernière fois de la journée,
joie de se retouver le lendemain,
on sent que sa fin approche,
lui aussi sent sa fin.
Puis, on repose la livre pour la dernière fois,
saturé d'inhumanité mais un peu seul, comme Max en fait.
Telle fût mon expérience avec "Les Bienveillantes"
vendredi 12 janvier
Lectures
Parce que c'est le livre que j'aurais voulu écrire,
parce que j'aurais voulu les parcourir d'un pas de promeneur et non pas de lecteur,
Un excellent écrit de désert, âpre, mais d'une écriture fluide,
ou le temps et le superflu prennent un autre dimension
"Oasis Interdites" d'Ella MAILLLART, un des mes cadeaux de fin d'année ...
"une seule choses compte,
envers et contre tous les particularismes,
c'est l'engrenage magnifique qui s'appelle le monde."
1936, retour dans une Europe en ébullition.
mardi 10 janvier
Lectures 2005
Cette année finissante fût dense en livres, cependant beaucoup sont
tombés dans l'oubli, quelques uns m'ont laissé un bon souvenirs
et peu m'ont marqué.
Pour les bons souvenirs, je citerai :
les enquêtes de Ma Ramotswe,
une détectice botswanienne (!), évoluant dans un univers de sorcellerie
, de femmes et d'hommes trompés, ambiance très rafraîchissante si l'on
ne lit pas toute la série d'un coup.
Egalement "Fight Club" de chuk Palaniuk d'ou est tiré le film du même nom, attirant par sa noirceur décadente.
De même que "Citadelle" de Saint Ex, à lire et relire à ses moments perdus, en ouvrant une page au hasard du temps.
le cycle de "La pierre de vie" d'Edith Pargeter (Ellis Peters), parce que j'ai quitté à regret cette magnifique fresque des batisseurs de cathédrales
Et enfin "Ensemble" d'Anna gavalda, parce qu'il est gentil comme tout ce livre.
Dans la série des livres Jad-marquants de l'année
"Rafael derniers jours"
de Gregory Mac Donald, une histoire d'amour sur fond de misère humaine,
j'ai trouvé le prersonnage extraordinairement attachant.
Puis "Longtemps" d'Eric Orsenna récit sur un demi siècle d'un
adultère en forme d'histoire d'amour.
et enfin "Sous le vent de Neptune"
de Fred vargas, parce que je l'aime, parce qu'elle me fait rire et que
son suspense m'a fait haleter comme jamais, et puis c'est mon préferé
dans touste sa série.
Dans la série des livres qui vont tomber dans la Jad-oubliette
"L'amour dure trois ans" de Beigbeder et "Trois jours chez ma mère" de Weierganz.
L'année 2006 commence sur les chapeaux de roues avec les inédits du Petit Nicolas et l'intégrale des Dingodossiers.
jeudi 13 octobre
Regarder ?
"Or pour sortir du cercle de l'offre et de la demande, il ne sufffit pas de former les acteurs, il faut aussi former le public en lui offrant des spectacles courageux qui éveillent son intérêt et provoquent des débats, l'envie de discuter et d'entreprendre"
Dario Fo
...
que regarder alors ? ....
dimanche 09 octobre
Roman du néant
La rentrée bloguesque est morne, plate, sans saveur, plus envie d'écrire, plus le temps de lire la semaine, et pas envie de lire le we.
Découverte des vacances : le premier Breat Easton Ellis, choisi un peu par hasasrd, parce que le nom résonnait quelque peu.
Conclusion, un roman captivant qui nous plonge tout droit dans l'abîme vital de ses personnages. Un manque de sens de la vie et des valeurs à un point que ç'en est effrayant, effrayant parce qu'il nous renvoie peut-être à nos propres vies ...

Qu'à t-il bien pû vivre ce petit Bret pour écrire des trucs comme ça ? ...
mardi 24 mai
Le monde pas à pas
Jamel Balhi, photographe professionnel et coureur amateur joint en courant les villes saintes du monde Lourdes, Rome, Jérusalem, La mecque, Bénares et Lhassa. Une écriture au ras du bîtume, pleine de simplicité, d'humour et d'anecdotes (fouille psychologique à la frontière israèlienne entre autres). La démarche est plus spirituelle et symbolique que sportive (soutenue par l'UNESCO pour l'occasion), à mon sens d'une part elle montre que les fontières les plus fermées sont celles de l'esprit humain et d'autre part elle constitue un magnifique exemple d'acte utile (au sens de ma note de la veille) en éclairant de manière forteune partie du patrimoine immatériel humain.
Un conseil : achetez le et lisez le, et si vous n'avez pas un rond, bossez un peu au lieu de lire des blogs navrants ...
jeudi 19 mai
De la réalite au cauchemar
Une de mes anciennes lectures qui va appeler une relecture. un roman magistral, l'histoire d'un pays à travers la vie d'une famille quelque part dans une mégapole indienne. C'est foisonant, sombre et beau, mais terriblement réaliste.
Rêve et réalité
Je viens de terminer ce petit livre très sympathique. L'histoire d'une jeune sénégalaise émigrée en France, constat d'une génération de jeunes sénégalais tiraillés entre les difficultés quotidiennes et les rêves d'un ailleurs. Cet ailleurs patrie du ballon rond, à la fois enfer et paradis pour les immigrants, cette image d'un rêve à ne surtout pas écorner lors du retour au pays. Mélange d'humour et de gravité sur les rapports entre tradition et la vie sur un bout d'ile perdue ....

