les yeux qui pensent

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samedi 21 avril

Paris 2007

8h45, dimanche dernier, en robe de chambre davent France 3 pour regarder le départ du flot humain sur les première mesures des "chariots de feu", toujours la même émotion mais de l'extérieur cette fois ci.

11h15 au trocadéro, on attend Jéjé, parti des Champs dans la foule,
11h30 il arrive le bougre, pour quelqu'un qui avait mal à la cheville au départ, il trotte pas mal,
c'est parti pour les 12 derniers kilomètres à faire le lièvre,

La chaleur écrase le bitume,
A la fois heureux et triste de courir, parce que l'arrivée ne se sera pas méritée, parce qu'il y manquera les jambes lourdes , les genoux enflammés, et les doutes lancinants ...
j'en profite en entrant dans le bois pour gouter enfin à la dégustation offerte par le stand du marahon de bourgogne, un peit verre par 25° ça peut pas faire de mal !
On voit les premiers dégats dans le bois, plus nombreux qu'à l'accoutumée, coureurs deshydratés , quelques abandons à 4 km du but, coureuse aux intestins trop dérangés ...,

Arrivée sur l'avenue Foch, je laisse Jéjé savourer son moment, je finis en trottinant, le coeur et la tête vide de sensation à part un petit essouflement.
Un des bénévoles me lance "vous auriez du vous inscrire parce que vous la méritez (Ndr : la médaille) "
"Ben non justement ..."
juste satisfait d'avoir participé à ma manière.

Ce n'est que partie remise.

Posté par oeilpensant à 12:13 - Marathon - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


mercredi 20 septembre

Québec (suite) - marathon de Montréal

La préparation d'un marathon est tout de même une chose sérieuse, qui prend sa valeur autant par la préparation que par les quelques heures finales et les longues minutes d'extase. Aussi même en vacances un peu de méditation devant les premières couleurs (encore un peu ternes de l'automne) est tout à fait approprié.

CouleursM_ditation

Jusqu'alors séjour correct d'un point de vue sportif : 3 entrainements par semaine et par tous les temps pour apprivoiser le bitume québecois.

J-2, douleur sourde insistante sur le côté diagnostiqué rapidement en côte froissée/félée, occasionnée par je ne sais quoi (porte bébé en rando, charge de jadounette, ...) Pour ceux qui l'ignorent, les symptomes sont simultanément ou successivement (c'est selon) : douleurs quand on rigole, quand on inspire à fond ou quand on trottine (  :-( de niveau 1 )
Première idée - ne pas courir dimanche - rapidement évacuée suite à la deuxième idée courir avec un anti-douleur. Après un saut à la pharmacie-épicerie-banque du coin je ressors avec un remède de cheval ... encore u truce à dormir debout !
Le soir arrivée anxieuse à Montréal, pour la forme j'ai droit à mon menu spécial pâtes.

J-1,  en partant chercher mon dossard j'expérimente mon palliatif, après trois foulées sur le trottoire entre deux écureuils, je me calme tout de suite (  :-( de niveau 10 )
Muni de mon dossard, j'étudie soigneusement le parcours en termes de station de métro empruntable plus qu'en terme sportif

2 500 incrits (oui ! quand on fait celui de Paris ça fait bizarre !!), une ambiance très bon enfant super agréable et loin de la grande messe commerciale de Paris phagocyté par la banane x, les chaussuriers y et z, et les pâtes w
un parcours tortueux (même vaguement fractal) et apparemment pas tout à fait plat ...

Parole apaisante de Mme Jad, "c'est tout de même ingrat comme sport'' (  :-( de niveau 15 )

Avec mme Jad, on planifie des check point de rencontre sans temps de passage prévisible : grosse amertume pour une courses sans plus aucun objectif de temps, sans certitude d'arrivée régulière, et à laquelle je participerai muni d'un ticket de métro (  :-( de niveau 50 )

Dans la journée, repos absolu et dernier plat de pâtes le soir.

J 5h30 du matin, après une tentative de passage en position verticale ... je passe cinq minutes assis à franchement me poser la question fatidique : je me recouche, ou j'y vais pour abandonner au bout de 50 mètres ...
(  :-( de niveau 100 )

je préfère regretter d'avoir mal pour avoir essayé, que regretter de ne pas avoir essayé, et je pars à tout petit pas vers le départ

martathon_pont(extrait du site officiel)

9:00 départ sur le pont, il offre une vue superbe en surplomb sur l'ile de Montréal, rien que la vue vaut le déplacement :-)
j'opte pour une petite foulée rasante, on verra bien ... les premiers mètres sont sensibles mais non douloureux.
Au premier km, je suis dans un timing correct sans plus, que je décide de maintenir pour l'instant.

nous partons faire quelques foulées sur le circuit de F1 tout proche, puis nous arrivons sur l'ile de Montréal dans une zone industrielle ingrate, il n'y a pas foule. La zone industrielle cède la place à un edes ces quartiers moroses et grillagées évoquant les séries américaines des anées 70.

Nous entamons les portions de rues rectilignes, passage par le quartier gay, qui s'éveille doucement sous des lunettes noires très tendance.
Km 21,1 passage en 1h52'30'' temps inespéré au départ, cette fois je vais jusqu'au bout
Km 22 et 23, je crois mme Jad sortant tout juste du métro, et je repars poussée par un "B'avo papa !!!"

Rue

Nous poursuivons dans ce type de rue, ombragée, et ornée  de ces superbes escaliers, toujours pas de grande foule, mais des habitants nonchalamment assis sur leur palier, sur leur balcon ... tiens du reggae :-)

Quelques encouragements "go runners go", ..., "Allez vous avez déjà fait la moitié" (celui-ci n'a visiblement jamais fait de marathon)

ça commence à être long, ls longs faux plats, allers et retours sont assez usants, le stade olympique se profile à l'horizon. la dernière montée au km39 me met en hypoglycémie ...
un confrère coureur enguirlande sa supportrice ...  dans ces moments là on est mieux seul avec soi même.

je me refais une beauté pour l'entrée dans le stade, ajuste ma casquette, choisis mon plus beau sourire, divine surprise, tiens mme Jad et jadounette sont à l'entrée.

l'entrée dans le stad est assez géniale, les gradins sont vides, mais toute la foule est massée dans l'anneau, et la couverture du stade nous renvoie toute la rumeur aux oreilles, on se voit courir sur écran géant, j'entame mon championnat du monde du 200 mètres, ma côte se rappelle doulourousement à mon souvenir ...

Ce YYYYEEEEEES !!! sur la ligne fût le plus douloureux de tous, mais une charmante spectatrice me renvoie mon sourire rayonnant, avant qu'une autre ne m'écrase les orteils par inadvertance :-)
Je retrouve mme Jad et jadounette entre un crocodile et un écureuil en mousse, la fête bat son plein, on est bien !!!

Stade_olympique

Bilan :
3h56 et quelques poussières,
une excellent organisation pour un "petit" marathon, ou il fît bon se prélasser dans le stade
un parcours un peu ingrat, usant, couru à l'eau et à la boisson énergétique,
une excellente récupération, malgré une côte très rancunière,
une immense satisfaction d'avoir essayé et fini, tempérée par un légér fatalisme,
une envie intacte de continuer d'autres marathons étrangers : Berlin, Londres, Lyon, que sais-je encore ?

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Posté par oeilpensant à 22:40 - Marathon - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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